Traduction juridique : choisir le bon professionnel est nécessaire

Avec le phénomène de la mondialisation, tout s’exporte et tout s’internationalise. De ce fait, pour un contrat transnational, quelle qu’en soit la nature, il faut traduire les différents documents qui entrent en jeu dans le cadre des opérations. L’aspect juridique n’est pas épargné par ce besoin. La traduction juridique est même plus exigeante et représente un réel enjeu pour notre société. Il est donc très important de faire appel à un professionnel dans l’optique de la réussir.

Qu’est-ce qu’une traduction juridique ?

La traduction juridique est un procédé consistant à traduire des documents juridiques d’une langue à une autre. Les textes destinés à être traduits dans ce cadre ont généralement des contenus ayant rapport avec la loi. Une traduction juridique peut donc concerner la traduction d’un contrat, d’une convention, d’un traité international, d’un brevet, des documents civils ou pénaux. Ce sont généralement des textes de valeurs internationales qui ont besoin d’être traduits pour être mieux cernés par différents pays parlant différentes langues. En d’autres termes, il s’agit de la duplication de textes juridiques, mais dans une autre langue.

Quel est l’intérêt de la traduction juridique ?

Chaque jour, des associations naissent, la création des communautés internationales se fait plus remarquer. En plus, un pays, qu’il soit membre d’une communauté internationale ou pas doit respecter des règles internationales qui s’imposent à tout état. Dans cette optique, des décrets, des lois, des règlements sont établis pour faire valoir ce que de droit. Ces règles juridiques doivent s’intégrer aux textes nationaux d’un pays.

Étant donné que les pays d’une communauté ne parlent pas forcément les mêmes langues, il va falloir faire traduire vos documents juridiques et les réglementations pour les rendre compréhensibles à chaque destinataire. Le phénomène de multilinguisme oblige donc à faire intervenir la traduction juridique.

Pourquoi solliciter un professionnel pour la traduction juridique ?

Chaque pays possède sa propre culture, ses habitudes et son jargon. De plus, en ce qui concerne les juridictions, les termes utilisés pour exprimer une loi ou une réglementation sont parfois trop techniques pour permettre à un simple citoyen de le comprendre. Qu’en est-il d’un individu qui ne maîtrise pas parfaitement la langue de base ? Il est évident qu’il ne pourra produire une traduction de qualité.

La traduction juridique est un enjeu très capital pour être confié à un simple traducteur. Un texte juridique qui comporte en effet des erreurs peut souffrir de problèmes d’applicabilité d’un pays à un autre.

Pour mieux illustrer cet état de choses, nous pouvons prendre en compte le système juridique français et celui anglais. La traduction des textes d’une langue à l’autre dans ce contexte est très complexe puisqu’il faut passer du droit anglo-saxon au droit romain et vice versa. Cela se remarque tout de suite au niveau des terminologies et des tournures ou encore des vocabulaires techniques parfois incompréhensibles. Or, si la traduction souffre d’une irrégularité, aussi légère soit-elle, cela peut changer le sens d’un texte en intégralité. Une virgule mal placée ou une règle de ponctuation mal appliquée peut inverser les contenus d’une traduction juridique. Cela reste inadmissible.

Il est de ce fait primordial de faire appel à un traducteur professionnel capable de rendre fidèlement le contenu des textes qui lui sont confiés de la langue source à la langue de traduction.

traduction

Quelles sont les qualifications requises pour un professionnel en traduction ?

Les enjeux de la traduction juridique étant plus exigeants, il faut que le professionnel qui s’occupe d’accomplir cette tâche jouisse de certaines aptitudes et compétences.

Tout d’abord, il est important qu’il soit un expert confirmé du domaine du droit, dans lequel il doit avoir des connaissances riches et assez fournies. Cela représente un bel atout pour lui permettre de comprendre de quoi il veut parler.

Ensuite, il doit faire preuve de maîtrise parfaite dans les deux langues, c’est-à-dire la langue source et langue dans laquelle il veut effectuer une traduction. Il doit pouvoir appréhender chaque technique de rédaction, chaque tournure et le fond du lexique utilisé. Cet aspect est très important et est loin d’être anodin, car les éléments qui composent une langue sont très différents les uns des autres aussi bien sur le fond que sur la forme.

Le traducteur juridique professionnel doit aussi avoir une bonne capacité rédactionnelle. Il est évident qu’il ne suffit pas de comprendre une langue pour l’écrire facilement. Il doit être un habitué et un confirmé de la rédaction pour pouvoir bien traduire.

Par ailleurs, pour qu’une personne puisse exercer convenablement à titre de traducteur professionnel juridique, il n’y a pas de diplôme obligatoire. Il suffit que celui-ci dépose sa candidature auprès d’une cour d’appel. C’est elle qui le choisit et qui l’autorise à intervenir auprès de la justice, de la police, des douanes ou de la gendarmerie. Si toutefois le métier vous convient et que vous voulez y faire carrière, vous pouvez vous inscrire dans une école spécialisée en formation dans les langues étrangères. À l’issue de la formation, vous serez titulaire d’un bac plus 5 en langues étrangères. Après le diplôme, pour être sûr de pouvoir vous adapter au milieu juridique il est important que vous sollicitiez des stages pour acquérir une bonne expérience professionnelle. C’est l’itinéraire idéal pour devenir un traducteur juridique incontournable.

Sur quelle base choisir un traducteur juridique ?

Plusieurs agences interviennent dans le domaine de la traduction juridique. Le premier aspect à prendre en compte pour choisir le bon prestataire est sans doute la qualité de la traduction sur le fond. En plus de cela, vous devez veiller à ce que votre traducteur fasse preuve de discrétion. Si vous lui confiez des documents assez délicats, il faudrait que vous soyez sûr que le contenu ne sera pas révélé au monde. Pour plus d’assurance, faites signer à votre traducteur un engagement qui mentionne bien cet état de choses.

En second lieu, il faut que votre traducteur soit assermenté. En effet, les textes juridiques que vous voulez traduire doivent être reconnus comme conformes aux textes de la langue source pour être acceptés par l’administration. Pour cela, il est important que votre traducteur soit une personne qui possède une connaissance profonde du milieu juridique. S’il est juriste, ce serait plus facile à votre traduction d’obtenir la certification du bureau des apostilles afin que les textes traduits puissent valoir devant les autorités étrangères.