Quand faut-il intervenir dans le cas d’un enfant en danger ?

Tout adulte étant en contact direct ou indirect avec un enfant a des droits et des devoirs envers celui-ci. Ainsi, qu’il s’agisse de voisins, d’amis, de nounous ou d’enseignants, tous se doivent d’agir lorsqu’un enfant est en danger. Des démarches sont à accomplir.

 

Quand s’alarmer ?

Il se peut qu’un voisin entende souvent des cris et des pleurs. Il se peut également qu’une baby-sitter ou un enseignant remarque souvent des bleus sur un petit. Souvent, les proches de l’enfant sont dans le déni : soit il serait tombé, soit il aurait souvent des allergies… Dans tous les cas, s’il existe un doute, il est important d’agir. Mais il arrive souvent qu’une personne ne sache pas lorsqu’il est important de s’alarmer. La crainte de dramatiser est souvent présente. Cependant, le doute n’est pas permis : lorsqu’un enfant est en danger ou risque de l’être, qu’importe la forme de la menace, il est impératif de lui venir en aide. En effet, un enfant vivant dans des conditions non appropriées peut voir sa santé physique et mentale se détériorer.

 

Les formes de dangers en question

Là, toute forme de danger est la maltraitance physique, c’est-à-dire les coups et blessures. La violence peut être de différents grades, ainsi une claque ou une fessée en guise de punition n’est pas considérée comme un danger. La violence psychologique, à savoir les menaces répétées, les insultes, humiliations verbales, chantages affectifs ou dévalorisation systématique, peuvent également être une forme de danger pour un enfant. Mais pour ce qui est des dangers psychologiques, les aspects sexuels et les négligences lourdes sont également des formes de maltraitance et donc, de dangers potentiels pour un enfant. Les formes d’agressions sexuelles peuvent aller des parents qui exhibent leur sexualité et du non-respect de l’intimité de l’enfant, jusqu’aux attouchements et aux viols. Pour ce qui est des négligences, le manque d’hygiène, de soins médicaux et la dénutrition sont les exemples les plus concrets.

 

Ne pas agir c’est être coupable

Lorsqu’un adulte pouvant porter assistance à un enfant en danger décide de fermer les yeux, il se rend coupable. C’est comme si c’était lui-même qui dévalorisait l’enfant ou qui le battait ou encore l’agressait sexuellement. D’ailleurs la loi elle-même est claire à ce sujet dans l’article 223-6 du Code pénal : une personne qui s’abstient volontairement d’aider un tiers en danger, sans risque pour lui, est passible de 5 ans d’emprisonnement et d’une amende de 75.000 euros. Cette aide peut venir de son action personnelle ou du fait d’alerter les secours. Il est important qu’un enfant courant un danger soit rapidement pris en charge. Appeler directement le 119 reste la meilleure des actions, d’autant plus qu’elle peut rester anonyme.